Test écrit par Murazame
Un puzzle game ne nécessite pas d'introduction, alors entrons directement dans le vif du sujet et pressons start pour découvrir que...
... derrière son joli titre quelque peu poétique, Pastel Muses ressemble fort au célébrissime et non moins excellentissime Puzzle Bubble, en cela qu'il propose lui aussi de supprimer des boules de couleurs par paquet de 3. Et de la même manière que R-Type se différencie de Dodonpachi, Pastel Muses s'éloigne quelque peu de son illustre maître en présentant un jeu à l'horizontal (de la à parler véritablement de scrolling...).
Mais voilà, inutile de tergiverser, si Pastel Muses a effectivement les couleurs d'un Puzzle Bubble, il n'obtient pas le même rendu. Là ou le titre de Taito privilégie la précision rehaussée d'une délicate touche de feeling, celui de SoftOffice demande tout simplement l'inverse : non seulement la trajectoire de la boule lancée est courbe, mais il convient aussi de doser la puissance du jet, après avoir pris soin de régler au préalable la hauteur. Ce système, à première vue original, anéantit finalement l'aspect stratégique, alors que celui-ci est important dans ce style de jeu.
L'autre point noir, qui reste néanmoins en rapport avec le premier, ce sont les duels contre les boss qu'il s'agit d'éliminer rapidement, avant qu'ils ne parviennent à votre endroit. Crispants à souhait, certains, par leur taille, gênent totalement les lancers, et on en est alors réduit à balancer à tout-va le maximum de boules par-dessus la tête du sbire : aucun stratagème, aucun calcul ne sont possibles.
En revanche, et vous l'avez sûrement déja remarqué grâce aux screenshots de l'ami Madroms, le jeu se rattrape sur son autre moitié. Ce n'est certes pas suffisant pour corriger les erreurs de "jouabilité" (saviez-vous que ce mot est un néologisme vidéoludique?), élément capital, mais sachons apprécier ces graphismes aux coloris frais et transparents qui sont peut-être parmi les plus beaux du genre qu'il m'ait été donné de voir sur Saturn.
Ce qui est chouette, c'est qu'un réel effort a été fait d'un point de vue sonore, afin de nous offrir de superbes musiques absolument exquises, comme celle des menus de sélection par exemple.
Pour une fois, on peut dire que le titre lui sied à ravir.
En définitive, Pastel Muses n'est pas mauvais, mais ses défauts liés au cruel manque de précision du gameplay relègue celui-ci au rang des jeux sympas sans parvenir à être transcendant. Autrement dit, c'est un beau "gouachis", même si, parce que je ne veux ni ne peux le descendre, le jeu reste toutefois assez bon.